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Vie au Goetheanum

Auteur : Sebastian Jüngel

Reflets de l'antique culture égyptienne à notre époque. Congrès culturel: "Le souffle de l'Egypte"

Qu'on soit en Amérique, en Europe ou en Asie, qu'on s'exprime en publications ou dans des forums du net, le thème de l'Egypte occupe des associations et des religions néo-égyptiennes. L'explication de cet intérêt, l'orientaliste Bruno Sandkühler et la spécialiste culturelle Christiane Haid la voient dans un profond lien personnel avec la culture de l'Egypte antique.


Decke von Dendera (Foto: Bruno Sandkühler)

La fascination causée de nos jours par l'Egypte antique se manifeste par des citations extérieures comme la pyramide du Louvre à Paris et par l'intérêt actif porté à cette civilisation, lequel peut même devenir identification. Pour mieux comprendre ce phénomène, on peut porter son attention sur la loi du retour des impulsions culturelles. De tels "reflets en miroir" (Rudolf Steiner) aident à observer ce que l'Histoire et la vie humaine individuelle élaborent. Lorsqu'on demande des exemples à Bruno Sandkühler, il rend attentif à l'énorme progrès technique: "A cette époque-là, on disposait d'une maîtrise incroyable de la  matière; d'une maîtrise qui, dans la construction d'un obélisque par exemple, ne reculait ni devant la dureté du granit, ni devant les problèmes de transport ou d'érection d'un objet de plus de 30.000 tonnes; d'une maîtrise qui permettait des travaux de forge sur l'argent et l'or d'un filigrane extraordinaire; d'une maîtrise qui mettait toute son ardeur à conserver soigneusement les corps." Bruno Sandkühler voit dans les transplantations d'organes actuelles et dans la conservation de cellules ou de sperme pour des fécondations ultérieures de tels "reflets en miroir".

D'autre part, l'orientaliste interprète le phénomène des religions néo-égyptiennes, dont les membres -comme ceux d'ailleurs des forums correspondants d'Internet- se donnent des noms provenant de l'Egypte antique, comme un besoin de s'occuper de cette époque.  Pour Christiane Haid, ces phénomènes sont la manifestation d'un lien personnel, vivant dans les couches profondes de l'âme: "On se ressent comme un être qui ne vient pas de commencer son existence, mais qui a emmagasiné des vécus au cours de civilisations antérieures et qui à présent veut se connaître lui-même et former son identité."Pour découvrir à quel point de telles impulsions peuvent se révéler productives dans le présent, il suffit de considérer l'oeuvre de l'entreprise sociale fondée par Ibrahim Abouleish en 1977 à Sekem, près du Caire.

Congrès culturel:Le souffle de l'Egypte. Reflets en miroir – Passé devenu présent et futur à délivrer›, du 2 au 4 février 2018, Goetheanum

Livre: Bruno Sandkühler: Lotus und Papyrus. Der Atem Ägyptens, 200 pages, 58 euros / 72 francs, Verlag am Goetheanum, Dornach 2017


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