1902-1912 Édification de la Société théosophique dans les pays germanophones par Rudolf Steiner et Marie von Sivers. Rudolf Steiner amorce une activité intense de conférencier à travers l'Europe, traitant d'un large éventail de thématiques. 

1907 Le Congrès théosophique international est organisé à Munich sous la responsabilité de Rudolf Steiner. Il lui donne forme selon des perspectives artistiques ; certains éléments du Goetheanum, qui n'est alors pas encore construit, sont préfigurés.

Congrès à Munich en 1907
Marie von Sivers (1867-1948)

1908 Marie Steiner fonde les Éditions Philosophiques-Théosophiques (Philosophisch-Theosophischen Verlag), qui s'appelleront à partir de 1913 "Philosophiques-Anthroposophiques" (Philosophisch-Anthroposophischer Verlag). Les ouvrages posant les bases de l'anthroposophie paraissent, notamment :

1904 „Theosophie. Einführung in übersinnliche Welterkenntnis und Menschenbestimmung“ (1)

1909 „Die Geheimwissenschaft im Umriss“ (2)

1911 „Die geistige Führung des Menschen und der Menschheit“ (3)

En français :

(1) Rudolf Steiner, Théosophie. Introduction à la connaissance suprasensible de l'univers et à la destination de l'être humain, GA 9, EAR, 1989

(2) Rudolf Steiner, La Science de l'occulte, GA 13, Triades, 2005

(3) Rudolf Steiner, Le christianisme ésotérique et la direction spirituelle de l'humanité, GA 130, EAR, 1989

 

 

Rudolf Steiner est le rédacteur du «Magazin für Litteratur» («Revue pour la littérature»), donne des conférences dans le cercle «Die Kommenden» («Ceux qui viennent»), et dans l'alliance «Giordano-Bruno-Bund». Il donne des cours d'histoire à «l'Université libre» fondée par Bruno Wille et Wilhelm Bölsche, et donne des cours à l'École de formation des travailleurs fondée par Wilhelm Liebknecht.

1902-1912 Débuts et bases


1899/1900 Au tournant du siècle, Rudolf Steiner vit à Berlin comme auteur, conférencier et rédacteur, dans les contextes culturels les plus divers. Il cherche des possibilités et des formes de collaboration et des espaces sociaux qui correspondent à l'esprit du siècle nouveau. Le "problème social" qui s'aggrave ne trouvera pas de solution par des conventions ; il exige un individualisme spirituel. Il en formulera la base dans sa Philosophie de la liberté parue en 1894.


1900/01 
A l'occasion de la mort de Nietzsche en 1900, il tient une conférence commémorative dans la bibliothèque théosophique du comte et de la comtesse de Brockdorff. Après une seconde conférence sur Goethe, il est invité, durant l'hiver 1900-1901, à donner un cycle de conférences sur "La Mystique à l'aube de la vie spirituelle moderne et son lien avec la conception moderne". A l'hiver 1901-1902, ses conférences s'intituleront : "Le Christianisme en tant que fait mystique, et les Mystères de l'antiquité". Ces deux cycles de conférences seront rédigés et publiés dans deux ouvrages portant les mêmes intitulés. (Traductions françaises : Mystique et anthroposophie et Le christianisme et les Mystères antiques)


1902
La Section allemande de la Société théosophique est en train de se former. Elle cherche un secrétaire général pour sa fondation. Le choix tombe sur Rudolf Steiner. Il accepte à condition de pouvoir travailler sur la base de sa propre recherche spirituelle et d'avoir pour collaboratrice Marie von Sivers (qui deviendra sa femme par la suite). Dans ce contexte réunissant environ 120 membres, Rudolf Steiner rencontre une ouverture d'esprit vis-à-vis de son souhait profond : agir de façon créative au sein de la culture à partir du développement de l'essence spirituelle de l'être humain.